January 30, 2010
10:23
Direction Otres Beach, Sihanoukville

Ce week-end, direction Otres Beach, un des derniers havres de paix de Sihanoukville.
Parsemée de petites paillotes, cette plage est encore préservée des gros complexes hôteliers, du tourisme de masse et de la prostitution qui ont inondé le reste de la région. Mais peut-être plus pour longtemps.
Une quarantaine d’établissements ont été récemment priés de partir pour laisser la place à un gros projet de complexe hôtelier-casino qui s’étendra sur un kilomètre et demi de plage.
Suite à cette nouvelle, deux bars concernés organisaient ce week-end un dernier concert sur la plage pour marquer le coup.
Déjà deux bonnes raisons pour nous de nous rendre sur place !

Les expropriations foncières, qui sont très fréquentes, constituent la première cause de violation des droits de l’homme au Cambodge.
Mais après quelques interviews, nous nous sommes vite rendu compte qu’il s’agissait plus ici de la triste fin d’une époque que d’une injustice.

Plusieurs tenanciers nous ont expliqué qu’ils n’étaient pas surpris de la tournure des choses. Ils savaient depuis longtemps qu’ils n’avaient pas de droits, étant plus des « squatteurs » que des locataires des lieux.

Certaines agences sont spécialisées dans la location de terrains. Il est donc très facile de s’installer sur un bout de plage et de lancer son bar à cocktail ou son resto tapas, mais on est bien loin d’un contrat en règle. A tout moment, la municipalité peut décider de reprendre le terrain.

Malgré tout, certains étrangers se seraient quand-même fait avoir en achetant le terrain ou investissant récemment des milliers de dollars...

 

 

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