Le soleil se couche sur le Mékong qui prend des reflets d’argent.
Nous empruntons la route qui longe le fleuve, direction Kampi, pour tenter d’apercevoir les dauphins de l’Irrawadee, la seule variété qui vit en eau douce.
Les cheveux au vent, sur l’arrière d’une moto, je me laisse enivrer par la vitesse et le paysage qui défile.
Après deux semaines à Phnom Penh, je me délecte de l’air frais de la province qui emplit mes poumons. L’odeur de la nature teintée de celle du feu allumé dans les chaumières...
A côté des petites maisons traditionnelles en bois sur pilotis, des palmiers aux formes en tous genres émergent le long de la route.
Sur la route, nous croisons vaches, poulets, cochons et de nombreuses charrettes à bœufs qui semblent sorties tout droit d’une autre époque.
Des enfants sur des vélos démesurément petits ou grands
Des femmes en pyjamas multicolores de style « mickey », mode locale toujours inexpliquée.
Les vieilles femmes elles, ont les cheveux coupés courts ou enroulés dans un kramas, la peau burinée par le soleil et le dos cassé en deux par une vie de travail accroupie dans les rizières.
Furtivement, j’attrape quelques instantanés de vie. Les gens vaquent paisiblement à leurs occupations. Une femme nettoie de la vaisselle sous un abri en bois, un homme enfonce un clou sur une planche en bois, une vieille femme rentre chez elle, des enfants lancent des sandales, jeu de pétanque local...
C’est bon d’être au Cambodge !
(Babs)




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