Futurs journalistes, tous deux passionnés par l’actualité internationale et les droits de l’Homme, nous sommes partis cet été un mois au Cambodge pour réaliser un reportage sur l’après génocide dans le cadre de notre mémoire de fin d’études.
De 1975 à 1979, le Cambodge fut soumis au régime de terreur khmer rouge, qui décima un quart de la population, perpétrant un génocide. Celui-ci n’est néanmoins toujours pas reconnu comme tel par l’ONU.
Trente ans après la chute du régime et à l’heure de l’ouverture du procès des leaders khmers rouges à Phnom Penh, nous sommes partis pour faire le bilan de la société aujourd’hui.
Justice, réconciliation nationale, travail de mémoire, démocratie, implication de la société civile... tout autant de thèmes sur lesquels nous avons enquêté pendant un mois.
Il en résulte un site que nous vous invitons à découvrir ...
Tombés sous le charme du Cambodge et de ses habitants, nous retournons à Phnom Penh pour réaliser notre stage de fin d'études dans les deux médias francophones du pays.
Respectivement le "Cambodge Soir Hebdo", l'édition francophone de référence au Cambodge et "Ka-Set", le site d'information indépendant sur le Cambodge et les cambodgiens d'ailleurs, né en 2008.
Au sein de nos rédactions, sur notre site, mais aussi avec vous sur ce blog, nous continuerons nos investigations sur le Cambodge en pleine reconstruction et suivrons de près l’actualité brûlante du moment : le procès de Duch, le directeur du centre de torture S-21.
En marge de la couverture du procès, nous aborderons d’autres sujets comme les affrontements au Preah Vihar, les tensions politiques en Thaïlande, la situation au Laos, la question des mines, ...
Après 6 semaines au Cambodge, nous partirons à la découverte du Laos et de la Birmanie...
Sur ce blog, nous posterons des articles, billets, photos, vidéos, commentaires, « tweets »...
Nous partagerons avec vous...
Nos déboires d’apprentis journalistes en Asie...
Nos découvertes de contrées inconnues
Nos coups de cœur
Nos rencontres
Et Probablement aussi quelques fous rires nerveux... en Asie, chaque jour est une aventure...
En somme, pendant quatre mois, nous vous « raconterons notre histoire »...
Internet n'échappe pas à la répression de la liberté d'expression
Excuses historiques le premier avril dernier. L'ancien directeur du centre de torture S-21 demandait pardon aux victimes. Cela n'avait jamais été fait de la part d'aucun responsable. Un soulagement pour les victimes? Réaction de Ong Thong Hoeung, rescapé des camps de rééducation khmer rouge réfugié en Belgique et témoin au procès: "Au moins il y a quelqu'un qui ose demander des excuses. Ceci-dit, je ne peux pas dire que je suis content de ça." Selon lui, le seul intérêt de la démarche est que, au delà du "procès spectacle", cela amène un débat dans la société cambodgienne. En effet, le procès ne semble pas passionner le cambodgien lambda.
Quant à la question de la sincérité de Duch, Hoeug répond: "On ne juge pas ce qu'il fait maintenant, mais ce qu'il a fait dans le passé (...) de toute façon, on ne peut pas pardonner"
La jeune génération est très peu au courant des événements qui ont eu lieu de 75 à 79. Plus de la moitié de la population actuelle est née après la chute du régime et jusqu’il y a quelques mois, les événements ne figuraient pas encore dans les manuels scolaires.
La seule phrase faisant référence au régime génocidaire était : “ Du 25 au 27 avril 1975, les leaders KR ont tenu un congrès extraordinaire pour former une nouvelle constitution, et renommèrent le pays « Kampuchea Démocratique ». Un nouveau gouvernement du Kampuchea Démocratique, dirigé par Pol Pot, se mit en place après que des cambodgiens soient massacrés. »
En fait, un quart de la population fut massacrée!
"Des membres des forces de sécurité cambodgiennes et des ouvriers de démolition ont expulsé de force 152 familles du quartier de Dey Kraham le 24 janvier à l'aube, laissant la plupart d'entre elles sans abri. Vers 3 heures du matin, environ 250 policiers, gendarmes et ouvriers employés par la société affirmant être propriétaire du terrain ont bloqué l'accès au quartier avant de disperser la population à coups de gaz lacrymogène et en la menaçant de violences. À 6 heures, des pelleteuses sont arrivées sur place et ont rasé les habitations. Certaines familles n'ont pas eu le temps d'enlever leurs affaires de chez elles avant l'arrivée des pelleteuses. Des responsables de la municipalité de Phnom Penh assistaient à l'opération de démolition." (Amnesty International)
Pas facile d'allier préparation du voyage et bouclage de mémoire...
A quatre jours du grand départ, pas le temps de sortir les sacs en trépignant d'impatience.. il faut faire du 2000 signes à la minute pour boucler dans les temps...
Seule chose réglée: les médocs!
Heureusement, les vaccins sont faits et on a gardé la liste de cet été!
Il faut penser à tout: la malaria, la tourista, l'aspi-venin (on ne sait jamais), l'attirail de combat contre les moustiques (crème-bombe-encens - et l'indispensable crème apaisante - on ne leur échappe jamais), l'antiseptique, les antihistaminiques, les antibiotiques,... et maintenant de quoi lutter contre la panique épidémique!
Une chose est sûre, au niveau médoc, on est parés!
En attendant, il est temps de retourner à nos deux mille signes - déja environ 15000 de retards le temps d'écrire ces quelques lignes...





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